Dark Sanctuary & Dark Lullaby
(le 23 juin 2008)

Ritournelle de l’âme triste
Légèreté dans ce souffle encore pesant d’amour
Et la poésie tourne, tourne dans mes mains
Le voile se lève et s’étend à son tour
Les fleurs brûlées se sentent témoins
Les contraires se bouffent les joues
Les plumes se disputent l’air
Et ainsi tourne, tourne la roue
Coule ma fontaine d’eau claire
Clichés éternels et racines divines
Les vers s’entendent pleurer la nuit
Larmes éphémères et cristallines
Bouts de poèmes déchirés et enfuit
Tu tournes et tournes sans savoir
Pourtant tu connais bien la fin
Casse et brise cette belle histoire
Bientôt déjà elle ne vaudra plus rien
Bloody Doll
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(le 10 juin 2008)

Demain était le passé d'Hier
Des éclats de verre au bout des doigts
Un visage rayé à force de se cacher
Inutile de s'enfuir là où l'on te voit
Cesse de jouer l'abandonnée retrouvée
Effleurée par l'haleine d'un alcool amer
Connectée à des sens collants
Plonge toi encore dans ses yeux verts
Ceux que tu croyais plus loins qu'avant
C'est fini, c'est oublié à présent
Tu demeures et perdure
Même si tu pleures toujours autant
Ces souvenirs autrefois si purs
Apparences muettes et terrifiantes
Des ombres creusent les murs
Tes ombres…
Bloody Doll
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(le 15 avril 2008)

La Ronde des bêtises sages
De petits bouts de coton
Larmes blanches et immaculées
Miettes d’enfance essoufflées
Posées sur un dessin en carton
Rien de plus ordinaire que cette image
Une neige pure et sans défaut
Faible jeunesse en morceaux
La ronde des bêtises sages
Pleurons l’angélique morte
Idioties sordides et désillusions
Chétive fraicheur des bas fonds
Touche ce mur et ouvre la porte
Vide et compression maladive
Claustrophobie psychique des sens
Un univers fermé au néant dense
Tu es déçue par cette vaine esquive
Une simple partie laiteuse et opaline
Pilier de la nauséabonde douceur
Beauté indécente d’un portrait de la peur
Texture pâle, fragile et câline
Bloody Doll
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Griffures de l'Arrogance
Une rose fanée dont les pétales tombent
Un chapelet rouillé offensant un souvenir
L’amère religion des mémoires d’outre-tombe
La triste vérité du pardon de mes dires
Oublie cette rencontre lascive
Un lourd velours bleuté posé sur tes épaules
Le furtif regard d’une fusion passive
Fondée sur de l’or et une fielleuse tôle
Rivalité terrible de la drogue à calmant
Duperies morbides d’une dulcinée cupide
L’état toxique d’un coquin amant
Exutoire fâcheux d’un recueil stupide
La laideur est ma vente vendue et décharnée
Médiocre labeur de l’extravagance
L’éphémère impossible et la douleur charmée
Griffent mon âme de toute leur arrogance
Intime empoisonnement d’une intrigue défendue
L’orgueil d’une femme inusable
Dont le corps refuge est à présent vaincu
Sermon séraphique et impalpable
Bloody Doll